Les créations de l’esprit sont plus nombreuses que les grains de poussière des rayons du soleil. (Milarepa)
L’anxiété est un état durable et chronique d’alerte, de tension physique et psychique, de stress, en rapport avec un sentiment désagréable de peur, d'inquiétude, d’incertitude , lié à l’avenir.
L’angoisse,elle, se manifeste le plus souvent par crises : elle est un sentiment de peur incontrôlée et irrationnelle, dont l’origine remonte le plus souvent à des évènements liés à un moment de notre existence.
Les phobies sont également des crises de peur irraisonnées, liées à un évènement vécu mais souvent enfoui en nous, qui s’exprime de manière disproportionnée et inadaptée à la réalité du présent.
Tous trois sont des états difficiles à vivre et sources de souffrance. Des manifestations désagréables peuvent les accompagner : vertiges, nausées, palpitations, difficultés à respirer, contrition de la poitrine, transpiration, tachycardie, etc. Parfois, des sentiments de mal-être peuvent survenir : peur de mourir, peur de devenir fou, sentiment de dépersonnalisation (être détaché de soi ou comme si le corps « ne formait pas un tout » ), etc.
La sophrologie propose une palette d'outils, utilisables dès que les symptômes se manifestent. Elle passe par le corps pour soulager ses tensions, mais cherche aussi à réduire l'activité du mental, souvent en "surchauffe" . Car nous sommes une civilisation de mentalisateurs ! Pendant les séances, nous essayerons de porter toute notre attention sur les différentes parties du corps, sur les contrastes entre les moments de tension et de détente, et sur ceux propres à la respiration. C'est grâce à ce travail d'association entre la respiration et une très légère activité musculaire que nous contribuerons à diminuer cette activité du mental qui génère une bonne partie des troubles ci-dessus.
Puis, en parallèle au travail de relaxation dynamique, une démarche est entreprise sur la mise en avant des valeurs et visualisations positives, actuelles et potentielles , afin que petit à petit, elles se substituent à nos maux.
LE STRESS
Tout le monde en parle et il parle à tout le monde ! Face à une situation qui n’a pas été programmée, notre organisme va réagir par un stress, dans le but de déclencher en nous une réaction d'adaptation. Ces réactions seront de types différents en fonction des individus que nous sommes . Le stress se manifeste aussi bien face à des situations agréables que désagréables : c’est le même processus qui, par exemple, fera battre votre cœur si fort en face de l’être aimé (et qui ne le sait pas encore !) ou qui augmentera vos pulsations cardiaques lors d’une frayeur ou d'une tension et créera ce qu’on appelle une « montée d’adrénaline ». A court terme, le stress a du bon puisque il nous donne la force psychique et/ou musculaire de déclencher nos instincts de survie. Passé ce moment, l’organisme retrouve son équilibre naturel, aidé en cela par les phases de sommeil.
Mais si ce « court-terme » se prolonge, les effets utiles du stress et son énergie « combustible » ne suffisent plus à résoudre la situation à laquelle nous sommes confrontés : le corps doit alors puiser dans ses réserves. Si la récupération ne se fait plus, le stress devient alors source d’ennuis, la porte étant ouverte à toutes les conséquences du surmenage. Il pourra s’en suivre des troubles passagers puis chroniques, physiques et psychiques, comme par exemple ceux du sommeil, de l’alimentation et de digestion, de la concentration et de la mémoire, cardio-vasculaires, de faiblesse générale, etc.
Là encore, les effets de la sophrologie sont indéniables : la répétition régulière des techniques proposées permettent d'aborder la vie beaucoup plus sereinement et d'agir dès les premières secondes lorsqu'une situation stressante se présente. Des améliorations apparaissent dès les premières séances et très souvent, pratiquer ces exercices devient un besoin aussi indispensable que de manger, boire ou dormir.